Astuces pour renforcer votre dossier
Tout comme pour la rédaction de n’importe quelle lettre officielle, votre crédibilité et votre sérieux reposent sur la clarté et la solidité de vos preuves. Voici quelques conseils pour éviter les écueils :
Premièrement, veillez à argumenter avec des données précises. Si vous contestez en vous basant sur votre faible kilométrage, indiquez le nombre exact de kilomètres parcourus et, si possible, joignez un justificatif. Si vous mettez en avant votre excellent bonus, précisez sa valeur (par exemple 0,50 si vous bénéficiez du maximum). Plus c’est concret, plus cela incitera l’assureur à vous écouter.
Deuxièmement, ne sous-estimez pas la valeur de la relation client. Rappeler votre ancienneté ou les autres produits d’assurance que vous détenez auprès de la même compagnie (habitation, santé, etc.) peut constituer un levier de négociation. Les entreprises préfèrent souvent conserver un client satisfait plutôt que d’en perdre un pour quelques euros de majoration, notamment si vous êtes assuré dans plusieurs branches (auto, habitation, etc.).
Comparer les offres pour faire pression
Il peut être intéressant, même avant d’envoyer votre courrier, de réaliser une rapide comparaison en ligne. Plusieurs sites proposent un aperçu gratuit des tarifs pratiqués par d’autres assureurs, selon les critères de votre profil (âge, type de véhicule, ville de résidence, bonus-malus, etc.). Les écarts de tarifs peuvent parfois atteindre plusieurs dizaines d’euros par an. Mentionner que vous avez repéré une offre plus avantageuse chez un concurrent peut pousser votre compagnie à revoir son jugement. Cependant, faites-le avec tact : il ne s’agit pas de menacer, mais de démontrer que vous vous êtes renseigné et que vous cherchez loyalement la meilleure solution pour vous.
Si la compagnie n’accepte pas de revenir sur sa décision ou sur le niveau exact de la majoration, vous pouvez décider de changer d’assureur. La loi Hamon, par exemple, autorise la résiliation d’un contrat auto à tout moment passé la première année, sans frais ni pénalités. Dans ce cas, votre nouvel assureur se charge généralement des formalités de résiliation. C’est une manière de ne pas subir une augmentation jugée injuste si vous n’obtenez aucun compromis satisfaisant.